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S’ATTENDRE À LA
DÉSAPPROBATION
Il est tout à fait humain de
vouloir que les gens nous aiment, nous apprécient.
Par contre, s’attendre à ce que tout le
monde autour de nous (amis, famille et employés)
approuve toutes nos décisions, nos paroles et
nos actions relève de la pure utopie.
En fait, durant une élection,
on parle d’une victoire éclatante lorsqu’un
parti l’emporte avec un peu plus de 50 % des votes.
J’ai même entendu l’expression «
c’est un vrai raz-de-marée » en 1984
pour une élection fédérale au Canada
donnant 54 % des voix au nouveau gouvernement conservateur
de M. Mulroney. C’est quand même 46 % de
la population qui ne voulait pas te voir là,
Brian! Alors, la prochaine fois qu’on aura au
moins 50 % d’approbation, on devrait jubiler!
J’ai d’ailleurs lu dans
un sondage du Wall Street Journal, il y a quelques années,
que la raison première pouvant pousser un employé
à détester son patron était l’ambition
ou la tentative de ce dernier de plaire à tout
son groupe. C’est impossible. Pire encore : à
vouloir plaire à tous, on finit par semer le
mécontentement général.
Il est beaucoup plus profitable d’être
authentique, respectueux et présent vis-à-vis
des autres. Dans son chef-d’œuvre sur les
relations humaines, Comment se faire des amis et influencer
les autres, publié pour la première fois
en 1936, Dale Carnegie écrivait : « Vous
vous ferez plus d’amis en deux mois, en vous intéressant
sincèrement aux autres, qu’en deux ans,
en tentant de vous rendre intéressant. »
Après avoir étudié
le cheminement des plus grands de ce monde, je peux
vous affirmer qu’ils ont tous entendu ceci : «
Non »; « Tu es fou »; « Cela
ne marchera jamais »; « Ce n’est pas
une bonne idée ». Alors, dès que
vous entendez de tels propos, dites-vous que vous êtes
sur la bonne voie, que vous travaillez sur quelque chose
de grand! Attendez-vous à la désapprobation.
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