| CE
QUI TRAÎNE SE SALIT
Qui n’a pas reporté à
plus tard un geste à faire qui traînait
peut-être déjà en longueur depuis
un bon bout de temps? On appelle cela de la procrastination.
Plus facile à faire qu’à dire, en
tout cas!
« Plus ça traîne,
plus ça se salit », me répétait
mon premier patron quand il me voyait tourner autour
du pot pour des tâches importantes. Et il avait
bien raison. Autant pour faire le suivi du dossier d’un
client, remplir sa propre déclaration de revenus,
ouvrir son courrier, payer ses comptes ou nettoyer ses
tiroirs que pour classer des photos – peu importe
–, dressez la liste de ce qui traîne dans
vos affaires à régler, réservez
du temps dans votre agenda et commencez! Pourquoi? Parce
que, de toute façon, nous savons tous qu’il
faudra le faire à un moment ou un autre. Aussi
bien s’en acquitter tout de suite! Et il s’agit
simplement de s’y mettre. Se botter les fesses,
comme on dit familièrement, est le geste le plus
exigeant. Après, on prend son « air d’aller
», son élan, et il devient même difficile
de s’arrêter.
Les plus grands experts en procrastination
se trouvent des excuses et ont parfois même de
vraies raisons. Ils rationalisent chacun des motifs
de ne pas faire ce qu’il y a à faire tout
de suite. Par exemple : « Ce n’est pas le
bon moment », « mes priorités ont
changé », « les astres ne sont pas
alignés », « j’ai besoin de
repos », enfin toutes sortes de raisons! On veut
à tout prix exécuter d’abord les
petites tâches sous prétexte de se donner
tout l’espace pour s’attaquer aux vraies
choses, aux plus importantes plus tard.
Tout cela, c’est de la foutaise.
On fuit, on évite et puis on rumine et ça
mine notre esprit. Le morceau devient trop gros et on
étouffe. On reste en plan, on s’immobilise.
Une lettre commence par une première phrase...
« Un voyage de mille kilomètres débute
par un premier pas », dit le proverbe chinois.
Mais oui! Arrête de lire des proverbes, pis «
diguédine »! Grouille!
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