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PARLER
À SON RHUME
C’est l’hiver et, comme moi, vous entendez
plein de gens se plaindre de leur rhume. Le simple fait
d’en parler le nourrit, lui donne de l’importance!
De toute façon, se plaindre, c’est une perte
de temps : 80 % des gens à qui on le fait se fichent
carrément de ce qui nous arrive et les autres 20
% sont pour ainsi dire contents de nous savoir malades,
car de toute façon, ils ne nous aiment pas vraiment.
Sérieusement, pour éviter qu’on dédaigne
vos lamentations, il faut éviter d’en parler!
Et puis il faudrait avant tout encore savoir reconnaître
un rhume! Très souvent, les gens disent qu’ils
ont une grippe alors que c’est tout simplement un
rhume qui les afflige. « Aaah! Qu’elle est
mauvaise, cette année! » Cela fait 20 ans
que j’entends dire que la grippe est bien mauvaise
« c’t’année »!
De toute façon, avec une grippe, tu ne parles pas;
tu ne bouges même pas. Tu es couché et tu
fais de la fièvre. C’est du sérieux,
une grippe. Et 80 % des fois qu’on se dit victime
d’un rhume, il n’en est rien. C’est
le corps qui est acidifié et qui se nettoie. La
preuve : la fameuse « saison » des rhumes
arrive quand? Pendant le temps des fêtes! Et c’est
justement la période où l’on mange
plus, l’on boit plus d’alcool et de café,
et où l’on fait moins d’exercices.
Ce sont tous des facteurs qui contribuent à augmenter
notre taux d’acidité.
Et si un bon matin, c’est un vrai rhume qui s’annonce
avec son mal de gorge, eh bien n’hésitez
pas à lui parler à votre rhume : «
Ah! monsieur s’essaye... hein! »; «
Tu vas voir qui de nous deux décide! » «
Tu t’es trompé d’adresse, mon chum!
»
Tu n’en parles pas, tu n’y penses même
pas. Tu dors, tu bois, tu prends ton jus et tes vitamines
en te disant que tu es en pleine forme et que demain...
il ne restera plus rien. Tu ris et tu t’amuses.
Rien que du positif. La maladie n’aime pas les gens
heureux. Parle à ton rhume!
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©Marc André Morel, tous droits réservés
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