Marc Andre Morel CSP - Conférencier-motivateur inspirant

 




 

LE SENTIMENT DE PETITESSE

Nous connaissons tous des gens qui éprouvent un malin plaisir, pour ne pas dire un bonheur pervers, à blesser autrui par des propos contrariants. Et ils finissent souvent leur phrase ainsi : « Mais non... c’était une blague ». Et vous savez très bien que c’est ainsi qu’ils sont faits et qu’ils avaient la ferme intention de vous meurtrir, de vous irriter profondément. Ils cherchent à piquer au vif, à froisser en usant de commentaires réducteurs qui visent à nous faire sentir inférieurs à ce que nous sommes.

Que peut-on dire de ces gens qui jugent et blessent les autres impunément? Et que dire de notre réaction dans tout cela?

Premièrement, parlons de l’agresseur. Je me souviens d’une entrevue de Jay Leno avec Oprah Winfrey alors qu’elle était invitée au talk-show américain The Tonight Show. Ils parlaient de ces vedettes qui traitent les autres comme des ordures lorsque le rideau est baissé et les projecteurs éteints (tout finit par se savoir, de toute façon). Selon moi, comme nous l’avons dit précédemment, Oprah avait bien résumé la discussion en une phrase : « On peut juger les “ grandes ” personnes à leur façon de traiter les “ petites ” personnes. » Je crois que cela disait tout.

En fait, voit-on quelqu’un réellement bien dans sa peau faire sentir à son prochain à quel point il est inférieur ou inadéquat? On note plutôt le contraire. Les meilleures personnes, peu importe leur rang social ou leurs revenus, possèdent ce dénominateur commun : elles savent édifier les autres individus, surtout les plus anonymes et les plus fragiles.

Quelqu’un qui rabaisse une autre personne la rabaisse à « son niveau ». La conséquence logique est donc automatique : celui ou celle qui tend à invectiver ou à dévaloriser son prochain se sent forcément menacé ou menacée par l’autre. On ne cherche pas à amoindrir un être déjà plus « bas » que nous!

Donc, si cela vous arrive de nouveau d’être victime d’un de ces offenseurs qui tente simplement d'afficher son sentiment de petitesse, au lieu de vous en offusquer, félicitez-vous : ce dernier se sent « petit » par rapport à vous et vous voit donc plus « grand » que lui.

Autre chose en terminant. Le sentiment que cela vous laisse (indifférence, isolement, colère, dépression) reflète votre estime personnelle. L’attaque n’est pas en cause : c’est votre propre sentiment par rapport à vous-même. Allez régler cela en faisant abstraction de qui tire sur qui.

Gardez votre cœur de guerrier en tout temps!




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