Marc Andre Morel CSP - Conférencier-motivateur inspirant

 




 

SE COMPARER OU NON

On me demande souvent s’il est bon de se comparer. Je répondrais que cela dépend de l’intention derrière cette comparaison et de la raison d’être de cette dernière. Personnellement, j’ai toujours plus brillé dans une discipline (sportive, scolaire ou professionnelle) que je pratiquais avec des gens plus compétents, expérimentés et talentueux que moi. Vous avez sûrement vécu le même type d’expérience de votre côté. En fait, il est à peu près impossible de grandir si nous sommes entourés de gens qui se distinguent moins que soi autour de nous.

Mis à part les surdoués dans leur domaine comme Tiger Woods au golf, Alexander Ovechkin au hockey, Bill Gates et Warren Buffett en affaires, le commun des mortels a besoin d’être stimulé par plus grand que soi afin d’atteindre ses sommets personnels et d’accroître ses performances. De toute façon, même ces phénomènes de grande envergure ont des accompagnateurs et des conseillers qui savent monter la barre d’un cran pour eux en temps et lieu.

Se comparer à un modèle dans la discipline de son choix, dans le but de s’en inspirer, s’avère très bénéfique voire incontournable en route vers la réussite. Un jeune golfeur professionnel en devenir pourrait avoir comme modèle Tiger Woods dans le but de stimuler son développement professionnel sans toutefois saboter son cheminement authentique ou sa propre identité de joueur.

Se comparer à nos modèles devient un exercice de croissance. Il s’agit de beaucoup plus qu’une simple reconnaissance de notre état actuel ou d’une comparaison. C’est une inspiration à s’élever au-delà de notre propre statu quo, soit l’état actuel des choses, et à aspirer à un niveau supérieur.

Par contre, se comparer littéralement aux autres, c’est délicat. Notre orgueil se met de la partie. Il peut à l’occasion être un moteur pour nous. Cependant, il peut jouer de mauvais tours. Il peut finir par nous épuiser. On avance et il grossit. On avance encore plus, il grossit encore plus vite et plus fort. On ne gagne jamais et on n’y gagne jamais.

La plupart du temps, se comparer revient à la longue à se dévaloriser. Nous cherchons instinctivement les parties plus fortes chez l’autre – on se compare rarement aux plus faibles que soi. Les gens qui se comparent souvent aux autres ont une faible estime d’eux-mêmes la plupart du temps. Du moins, ils sont plus fragiles que la moyenne sur cet aspect.

De façon générale, le combat doit se situer entre « vous » et « vous ». Entre vos bonnes et mauvaises habitudes. Entre vos excuses et vos raisons. Entre vos pourquoi et vos comment. Entre vos désirs et vos besoins. Entre vos objectifs et le statu quo. Pas entre le voisin et vous. Nous avons suffisamment de pression ainsi, pourquoi s’en mettre davantage sur les épaules? Et si celui ou celle à qui on se compare avait moins de potentiel que nous? C’est donc dire que nous nous réduisons. Tentez le plus possible de tenir votre combat à la bonne place.

À vous de juger.


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