|
SE COMPARER OU NON
On me demande souvent s’il est
bon de se comparer. Je répondrais que cela dépend
de l’intention derrière cette comparaison
et de la raison d’être de cette dernière.
Personnellement, j’ai toujours plus brillé
dans une discipline (sportive, scolaire ou professionnelle)
que je pratiquais avec des gens plus compétents,
expérimentés et talentueux que moi. Vous
avez sûrement vécu le même type d’expérience
de votre côté. En fait, il est à
peu près impossible de grandir si nous sommes
entourés de gens qui se distinguent moins que
soi autour de nous.
Mis à part les surdoués
dans leur domaine comme Tiger Woods au golf, Alexander
Ovechkin au hockey, Bill Gates et Warren Buffett en
affaires, le commun des mortels a besoin d’être
stimulé par plus grand que soi afin d’atteindre
ses sommets personnels et d’accroître ses
performances. De toute façon, même ces
phénomènes de grande envergure ont des
accompagnateurs et des conseillers qui savent monter
la barre d’un cran pour eux en temps et lieu.
Se comparer à un modèle
dans la discipline de son choix, dans le but de s’en
inspirer, s’avère très bénéfique
voire incontournable en route vers la réussite.
Un jeune golfeur professionnel en devenir pourrait avoir
comme modèle Tiger Woods dans le but de stimuler
son développement professionnel sans toutefois
saboter son cheminement authentique ou sa propre identité
de joueur.
Se comparer à nos modèles
devient un exercice de croissance. Il s’agit de
beaucoup plus qu’une simple reconnaissance de
notre état actuel ou d’une comparaison.
C’est une inspiration à s’élever
au-delà de notre propre statu quo, soit l’état
actuel des choses, et à aspirer à un niveau
supérieur.
Par contre, se comparer littéralement
aux autres, c’est délicat. Notre orgueil
se met de la partie. Il peut à l’occasion
être un moteur pour nous. Cependant, il peut jouer
de mauvais tours. Il peut finir par nous épuiser.
On avance et il grossit. On avance encore plus, il grossit
encore plus vite et plus fort. On ne gagne jamais et
on n’y gagne jamais.
La plupart du temps, se comparer revient
à la longue à se dévaloriser. Nous
cherchons instinctivement les parties plus fortes chez
l’autre – on se compare rarement aux plus
faibles que soi. Les gens qui se comparent souvent aux
autres ont une faible estime d’eux-mêmes
la plupart du temps. Du moins, ils sont plus fragiles
que la moyenne sur cet aspect.
De façon générale,
le combat doit se situer entre « vous »
et « vous ». Entre vos bonnes et mauvaises
habitudes. Entre vos excuses et vos raisons. Entre vos
pourquoi et vos comment. Entre vos désirs et
vos besoins. Entre vos objectifs et le statu quo. Pas
entre le voisin et vous. Nous avons suffisamment de
pression ainsi, pourquoi s’en mettre davantage
sur les épaules? Et si celui ou celle à
qui on se compare avait moins de potentiel que nous?
C’est donc dire que nous nous réduisons.
Tentez le plus possible de tenir votre combat à
la bonne place.
À vous de juger.
|