Marc Andre Morel CSP - Conférencier-motivateur inspirant

 




 

DESTINÉS À RÉUSSIR EN ÉQUIPE

Rares sont ceux qui aiment vraiment travailler en équipe. Même ceux qui ont pratiqué beaucoup de sports d’équipe durant l’enfance et l’adolescence, et qui ont savouré les avantages de tels efforts communs, savent qu’il y a en a toujours quelques-uns qui gardent le ballon ou la rondelle pour eux-mêmes. Et d’autres qui « traînent la patte ». Durant les travaux d’école jusqu’à l’université, qui ne s’est pas fait prendre à travailler plus que les autres et voir un ou deux fainéants s’en tirer avec la même bonne note à la fin?

Selon moi, la performance d’équipe passe d’abord et avant tout par la performance individuelle, par un désir d’atteindre des sommets personnels, quel que soit notre rôle. Créer une entité qui saura garder l’œil sur la balle de façon collective et au bénéfice de notre clientèle et de l’entreprise relève souvent de l’exploit. Quoi qu’il en soit, nous sommes destinés à réussir en équipe. L’être humain est un être grégaire, un animal social. Nous avons réussi à survivre en tant qu’espèce au fil des millénaires non seulement grâce à notre grande capacité d’adaptation, mais parce que nous avons su le faire… ensemble.

Nous partagions nos défis et nos souffrances à la fin de chaque journée, autour du feu. C’était le rituel quotidien des diverses tribus de nos ancêtres. On s’écoutait. On trouvait des solutions ensemble. Personne n’était abandonné simplement parce qu’il avait des difficultés. La survie de l’un signifiait la survie de tous. Et sans remonter si loin, il y a moins de 100 ans, on se réunissait en famille autour du feu, chez l’aïeul – as-tu plus commun? ou chez le voisin. On chantait, on dansait, on se racontait des histoires et on partageait ses problèmes afin d’obtenir de l’aide si nécessaire.

Parfois il y avait un conteur qui nous captivait, nous emballait. Comme soutien moral ou pour un partage des récoltes compensateur de coups du sort, chacun y allait de son grain de sel… Personne n’était à l’abri de tels problèmes! Il n’y avait pas d’assistance sociale ou d’assurance salaire. Il n’y avait même pas de salaire. Nous étions interdépendants. Pas dépendants, ni indépendants. Notre réussite personnelle tenait de la réussite de tous, et vice-versa.

Aujourd’hui, nous nous « parlons » par l’entremise de nos boîtes vocales (on préfère laisser un message que de parler à la personne et on laisse la boîte vocale filtrer nos appels entrants). On fait de même avec le courriel. Certains en sont même à se « cacher » dans des salles de conférences vides ou à travailler de la maison pour éviter de se faire « déranger » par les employés, les collègues, et même parfois les clients (eh oui, j’ai récemment entendu un vendeur me dire que les clients le dérangeaient)!

Or, que s’est-il passé depuis? Pourquoi en sommes-nous rendus à avoir des remarques cyniques lorsqu’un confrère tombe au combat plutôt que de s’empresser de l’aider à se relever? Pourquoi avons-nous la remarque blessante et hypocrite à l’égard d’une personne qui fait une erreur autant dans sa vie personnelle que dans sa carrière? « Je lui avais dit de ne pas l’engager cette personne-là! »; « Tant pis pour lui s’il a choisi cette marque de voiture, il cherchait les problèmes! »; « Ah! c’était à elle de prendre le temps d’y penser avant de se marier! ». Nous avons tous été témoins de ces phrases assassines et de cette attitude. Si je savais pourquoi nous sommes devenus à ce point insensibles et individualistes, je marcherais probablement sur l’eau. Ce n’est pas du tout le cas. Voici par contre ce que je reconnais nécessaire en vue d’améliorer l’esprit et le travail d’équipe :

Avoir une attitude exceptionnelle – On ne peut pas aimer tous ceux avec qui nous travaillons. Mais il reste que seules les personnes agréables peuvent attirer et garder des personnes agréables dans leur entourage. De toutes les qualités nécessaires à notre réussite personnelle et professionnelle, la majorité sont regroupées sous la rubrique « attitude », c’est-à-dire le savoir-être. Bien entendu, notre savoir est important (connaissances scolaires et expérience), sans oublier notre savoir-faire (compétences, talents, habiletés). Il n’en demeure pas moins que l’attitude que nous choisissons d’avoir vis-à-vis des événements et des gens autour de nous fera toute la différence.

Donner un sens à ce que l’on fait – Il a été prouvé que des partenaires de groupe qui travaillent sur un projet commun qui les dépassent seront tout à fait mobilisés et sauront mieux faire face aux obstacles qui surgiront sur leur parcours. En somme, notre mission ou notre raison d’être prend sa valeur et sa signification en fonction du service rendu. Notre talent n’est jamais vraiment au service de nous-mêmes. Il demeure une aptitude unique à exploiter pour satisfaire autrui.

S’adapter aux autres types de personnalité, ne pas essayer de les changer! – C’est vrai que 10 % des membres d’une équipe peuvent causer 50 % des problèmes dans un groupe et une organisation. En revanche, il est impossible que la majorité de vos coéquipiers soient « difficiles ». Ils sont néanmoins différents et travaillent à leur façon. Par exemple, les personnalités extraverties trouvent les introvertis lents et sans enthousiasme. Si vous êtes du type axé vers la tâche, vous aimez les détails, la précision et les résultats. Pas si l’on est orienté vers les gens.

Ces contrastes rendent les communications plus complexes. L’erreur est de vouloir changer l’autre ou de tenter de se changer. Ce n’est pas nécessaire et c’est parfois impossible. Tentez plutôt de reconnaître le style de l’autre et de vous y adapter. Voilà la clef.

Aimé ou respecté – Le défi de tout dirigeant consiste souvent à choisir entre être aimé ou être respecté. Cette réalité s’étend à l’ensemble de la force de travail, quoique de façon plus inconsciente. Néanmoins, tenter de se faire aimer de tous finit par produire l’effet contraire. Voici quelques trucs – des choses à dire plus souvent pour se faire aimer et respecter :
- dire « je ne sais pas » plus souvent – au lieu de dire n’importe quoi;
- dire « je m’excuse » si nécessaire – lorsqu’on commet une erreur;
- dire « merci » plus souvent – pour l’aide obtenue et les efforts soutenus.

Faire des dépôts : le pouvoir de l’appréciation - Nous avons tous un compte de banque « relationnel » avec chaque individu avec qui nous entrons en contact au quotidien. Et à l’image d’un compte bancaire traditionnel, avant de faire un retrait (une demande à une autre personne), nous devons faire des dépôts (appréciation, valorisation, reconnaissance de l’autre). L’appréciation et la reconnaissance sont ce qui coûte le moins cher à l’employeur et à l’employé, mais elles ont la plus grande valeur pour ce dernier. La collaboration vient après la valorisation et l’appréciation.

Plusieurs défis nous attendent et nous concernent. Personne n’y arrive tout seul.





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