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DESTINÉS À RÉUSSIR
EN ÉQUIPE
Rares sont ceux qui aiment vraiment
travailler en équipe. Même ceux qui ont
pratiqué beaucoup de sports d’équipe
durant l’enfance et l’adolescence, et qui
ont savouré les avantages de tels efforts communs,
savent qu’il y a en a toujours quelques-uns qui
gardent le ballon ou la rondelle pour eux-mêmes.
Et d’autres qui « traînent la patte
». Durant les travaux d’école jusqu’à
l’université, qui ne s’est pas fait
prendre à travailler plus que les autres et voir
un ou deux fainéants s’en tirer avec la
même bonne note à la fin?
Selon moi, la performance d’équipe
passe d’abord et avant tout par la performance
individuelle, par un désir d’atteindre
des sommets personnels, quel que soit notre rôle.
Créer une entité qui saura garder l’œil
sur la balle de façon collective et au bénéfice
de notre clientèle et de l’entreprise relève
souvent de l’exploit. Quoi qu’il en soit,
nous sommes destinés à réussir
en équipe. L’être humain est un être
grégaire, un animal social. Nous avons réussi
à survivre en tant qu’espèce au
fil des millénaires non seulement grâce
à notre grande capacité d’adaptation,
mais parce que nous avons su le faire… ensemble.
Nous partagions nos défis et
nos souffrances à la fin de chaque journée,
autour du feu. C’était le rituel quotidien
des diverses tribus de nos ancêtres. On s’écoutait.
On trouvait des solutions ensemble. Personne n’était
abandonné simplement parce qu’il avait
des difficultés. La survie de l’un signifiait
la survie de tous. Et sans remonter si loin, il y a
moins de 100 ans, on se réunissait en famille
autour du feu, chez l’aïeul – as-tu
plus commun? ou chez le voisin. On chantait, on dansait,
on se racontait des histoires et on partageait ses problèmes
afin d’obtenir de l’aide si nécessaire.
Parfois il y avait un conteur qui nous
captivait, nous emballait. Comme soutien moral ou pour
un partage des récoltes compensateur de coups
du sort, chacun y allait de son grain de sel…
Personne n’était à l’abri
de tels problèmes! Il n’y avait pas d’assistance
sociale ou d’assurance salaire. Il n’y avait
même pas de salaire. Nous étions interdépendants.
Pas dépendants, ni indépendants. Notre
réussite personnelle tenait de la réussite
de tous, et vice-versa.
Aujourd’hui, nous nous «
parlons » par l’entremise de nos boîtes
vocales (on préfère laisser un message
que de parler à la personne et on laisse la boîte
vocale filtrer nos appels entrants). On fait de même
avec le courriel. Certains en sont même à
se « cacher » dans des salles de conférences
vides ou à travailler de la maison pour éviter
de se faire « déranger » par les
employés, les collègues, et même
parfois les clients (eh oui, j’ai récemment
entendu un vendeur me dire que les clients le dérangeaient)!
Or, que s’est-il passé
depuis? Pourquoi en sommes-nous rendus à avoir
des remarques cyniques lorsqu’un confrère
tombe au combat plutôt que de s’empresser
de l’aider à se relever? Pourquoi avons-nous
la remarque blessante et hypocrite à l’égard
d’une personne qui fait une erreur autant dans
sa vie personnelle que dans sa carrière? «
Je lui avais dit de ne pas l’engager cette personne-là!
»; « Tant pis pour lui s’il a choisi
cette marque de voiture, il cherchait les problèmes!
»; « Ah! c’était à elle
de prendre le temps d’y penser avant de se marier!
». Nous avons tous été témoins
de ces phrases assassines et de cette attitude. Si je
savais pourquoi nous sommes devenus à ce point
insensibles et individualistes, je marcherais probablement
sur l’eau. Ce n’est pas du tout le cas.
Voici par contre ce que je reconnais nécessaire
en vue d’améliorer l’esprit et le
travail d’équipe :
Avoir une attitude exceptionnelle –
On ne peut pas aimer tous ceux avec qui nous travaillons.
Mais il reste que seules les personnes agréables
peuvent attirer et garder des personnes agréables
dans leur entourage. De toutes les qualités nécessaires
à notre réussite personnelle et professionnelle,
la majorité sont regroupées sous la rubrique
« attitude », c’est-à-dire
le savoir-être. Bien entendu, notre savoir est
important (connaissances scolaires et expérience),
sans oublier notre savoir-faire (compétences,
talents, habiletés). Il n’en demeure pas
moins que l’attitude que nous choisissons d’avoir
vis-à-vis des événements et des
gens autour de nous fera toute la différence.
Donner un sens à ce que l’on
fait – Il a été prouvé que
des partenaires de groupe qui travaillent sur un projet
commun qui les dépassent seront tout à
fait mobilisés et sauront mieux faire face aux
obstacles qui surgiront sur leur parcours. En somme,
notre mission ou notre raison d’être prend
sa valeur et sa signification en fonction du service
rendu. Notre talent n’est jamais vraiment au service
de nous-mêmes. Il demeure une aptitude unique
à exploiter pour satisfaire autrui.
S’adapter aux autres types de personnalité,
ne pas essayer de les changer! – C’est vrai
que 10 % des membres d’une équipe peuvent
causer 50 % des problèmes dans un groupe et une
organisation. En revanche, il est impossible que la
majorité de vos coéquipiers soient «
difficiles ». Ils sont néanmoins différents
et travaillent à leur façon. Par exemple,
les personnalités extraverties trouvent les introvertis
lents et sans enthousiasme. Si vous êtes du type
axé vers la tâche, vous aimez les détails,
la précision et les résultats. Pas si
l’on est orienté vers les gens.
Ces contrastes rendent les communications
plus complexes. L’erreur est de vouloir changer
l’autre ou de tenter de se changer. Ce n’est
pas nécessaire et c’est parfois impossible.
Tentez plutôt de reconnaître le style de
l’autre et de vous y adapter. Voilà la
clef.
Aimé ou respecté –
Le défi de tout dirigeant consiste souvent à
choisir entre être aimé ou être respecté.
Cette réalité s’étend à
l’ensemble de la force de travail, quoique de
façon plus inconsciente. Néanmoins, tenter
de se faire aimer de tous finit par produire l’effet
contraire. Voici quelques trucs – des choses à
dire plus souvent pour se faire aimer et respecter :
- dire « je ne sais pas » plus souvent –
au lieu de dire n’importe quoi;
- dire « je m’excuse » si nécessaire
– lorsqu’on commet une erreur;
- dire « merci » plus souvent – pour
l’aide obtenue et les efforts soutenus.
Faire des dépôts : le pouvoir
de l’appréciation - Nous avons tous un
compte de banque « relationnel » avec chaque
individu avec qui nous entrons en contact au quotidien.
Et à l’image d’un compte bancaire
traditionnel, avant de faire un retrait (une demande
à une autre personne), nous devons faire des
dépôts (appréciation, valorisation,
reconnaissance de l’autre). L’appréciation
et la reconnaissance sont ce qui coûte le moins
cher à l’employeur et à l’employé,
mais elles ont la plus grande valeur pour ce dernier.
La collaboration vient après la valorisation
et l’appréciation.
Plusieurs défis nous attendent
et nous concernent. Personne n’y arrive tout seul.
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