|
ERREURS, ÉCHECS ET SUCCÈS
Existe-t-il un lien entre nos erreurs,
nos échecs et nos succès? Voici quelques
anecdotes inspirantes qui sauront répondre de
façon éloquente à cette question.
Bon à s’en lécher
les doigts
Voici comment l’adversité
a rendu un propriétaire de restaurant chef d’un
des plus importants réseaux de franchises au
monde :
En 1956, la construction d’une
nouvelle autoroute a contraint le colonel Sanders à
abandonner son commerce. La valeur de son café
s’étant effondrée, il parvient tout
juste à le revendre lors d’une vente aux
enchères pour 75 000 $, somme avec laquelle il
réussit à rembourser une partie de ses
dettes. Ruiné, abattu, M. Sanders ne vit plus
à l’âge de 66 ans qu’au crochet
de la sécurité sociale, se contentant
d’un chèque mensuel de 105 $ en plus de
ses maigres économies.
N’ayant plus rien à perdre,
il emporte avec lui sa recette de poulet frit et monte
à bord de sa Ford 1946. Il part sillonner l’Amérique
à la recherche de restaurants qui accepteraient
de devenir franchisés. On raconte qu’il
dut réessayer 1009 fois avant de convaincre un
établissement d’investir dans sa recette.
Son acharnement finit par payer et il se retrouve à
la fin des années 1950 à la tête
d’un empire de 400 restaurants franchisés.
À la fois gérant et emblème de
sa chaîne, le colonel se retrouve propulsé
au rang de véritable icône de l’Amérique,
apparaissant dans de nombreuses publicités PFK
ou KFC et événements promotionnels de
la chaîne. KFC n’aurait jamais vu le jour
si le colonel n’avait pas subi d’échec
ou fait face à l’adversité.
La naissance de géants
En 1978, Bernie Marcus, fils d’un
pauvre ébéniste russe vivant à
Newark au New Jersey, a perdu son emploi chez Handy
Dan, une quincaillerie à libre service. Ce licenciement
a poussé Bernie Marcus à s’associer
à Arthur Blank et à monter leur propre
entreprise. En 1979, ils ont ouvert leur premier magasin
à Atlanta en Géorgie. Au moment d’écrire
ces lignes, Home Depot compte pas moins de 760 magasins
et un personnel de plus de 157 000 employés;
ses ventes annuelles dépassent les 30 milliards
de dollars.
Que dire de Tom Watson, fondateur de
l’une des plus grandes entreprises du monde, IBM?
Il était employé de NCR (National Cash
Register) aux États-Unis. Ayant mal accepté
son congédiement, il s’est dit qu’il
se lancerait à son tour en affaires. Mais pour
lui, être national n’était pas suffisant.
Il préférait être « international
». De plus, « Cash Register » était
aussi trop petit et limité. Il s’attaquerait
au marché des « Business Machines ».
Voilà l’étincelle derrière
la naissance d’IBM (International Business Machines).
Un sentiment d’échec et de frustration
transformé en un empire qui aura servi des millions
d’utilisateurs d’informatique au monde.
D’autres succès nés
d’une erreur
Saviez-vous que Thomas Edison a découvert
le phonographe par erreur, en tentant d’inventer
autre chose de totalement différent? Que les
Corn Flakes de Kellogg ont été créés
après l’oubli de blé bouilli dans
une casserole toute une nuit? Pourquoi le savon Ivory
flottait-il? Ce fut longtemps sa marque de commerce.
Il s’était retrouvé ainsi parce
qu’un lot de fabrication avait été
laissé trop longtemps dans un mélangeur
et qu’une trop grande quantité d’air
s’y était incorporée. De plus, les
fameux essuie-tout (de marque Scott) sont nés
parce qu’une machine à fabriquer du papier
hygiénique a mis par erreur plusieurs couches
de papier ensemble.
Saviez-vous aussi que les inventeurs
du célèbre Post-it Notes de 3M cherchaient
une colle infaillible? Que le Viagra de la compagnie
pharmaceutique Pfizer est issu de recherches infructueuses
sur un médicament pour les maladies du cœur?
Comme quoi, parfois, le succès
prend des visages et des virages tout à fait
inusités et imprévus. J’en tire
cette leçon que nos erreurs, nos échecs
et nos succès sont issus de la même famille.
Nous sommes sans contredit destinés à
réussir.
|