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L’ŒUF OU LA POULE
Connaissez-vous l’histoire de ce fermier qui a
vu un jour sa poule lui pondre un œuf en or? Eh
bien, il s’agit d’une vieille légende
israélite. Le fermier en question était
allé faire évaluer son œuf par le
joaillier du village. C’était de l’or
véritable. Il était donc plus riche que
la veille. Puis, le lendemain, la poule a pondu un autre
œuf; et le surlendemain, un autre; puis ainsi de
suite, jour après jour.
Non seulement le fermier était-il
de loin l’habitant le plus riche du village, mais
il en était même devenu avare à
la longue. Il en voulait toujours davantage. La poule
ne pondait pas assez vite à son goût. Donc,
un bon matin, à bout de patience, il s’est
fâché et a coupé la poule en deux,
question de récupérer d’un seul
coup tous les œufs à l’intérieur
de ses entrailles. Mais, bien sûr, il n’y
avait pas d’œufs. Le pire, c’est qu’il
n’avait plus guère de poule non plus :
par conséquent, plus de poule, plus d’œufs
en or.
Trop souvent, un peu comme le fermier
dans cette légende, on devient impatient. On
en veut plus. Toujours plus et toujours plus vite. Et,
par la force des choses, on finit par tuer la poule.
Et la poule dans tout cela, c’est qui? C’est
quoi? Ce peut être notre client. On pense trop
au profit au lieu de rendre service, de donner et de
récolter naturellement par la suite. Mais aussi,
ce qui est encore plus tragique, on connaît de
plus en plus de cas d’épuisement professionnel.
Ta richesse, c’est avant tout ta capacité
de produire. Ce n’est pas tellement ce que tu
accumules. Si tu perds tout ton avoir, peux-tu te rebâtir
à partir de ce que tu es? De tes talents? La
réponse, c’est oui. Parce que vous avez
tout en vous pour reproduire cette richesse-là.
Attention à ta poule, tu n’en
as pas deux!
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