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4 février 2009
Faire confiance à son intuition
« La révélation
ne visite que ceux qui sont disponibles pour la recevoir.
»
ANDRÉ LAVOIE
Faire confiance à son intuition est une façon
de répondre à la question : « Quel est
le sens de ma vie? ». Même si vous avez identifié
vos valeurs et que vos actions s’orientent sur elles,
il est fort probable que vous ayez tout de même un choix
difficile et important à faire parfois, et qu’il
ne suppose pas forcément une remise en question de
vos valeurs. Par exemple, la décision d’accepter
ou non une offre d’emploi alléchante ou le choix
de poursuivre une relation avec une nouvelle rencontre, etc.
Il y a des moments où notre raison mêlée
d’émotions contradictoires peut cependant nous
faire faux bond et notre entendement ne saura peut-être
pas détecter de réponse claire et précise,
même dans notre liste de valeurs personnelles bien déterminées.
C’est alors à ce moment-là
qu’il faut recourir à cette dimension que nous
exploitons si peu. En effet, nous devons faire appel à
notre intuition, ce sage intérieur qui sait, malgré
le temps, l’espace et la distance ce qui est le mieux
pour nous. Dans notre société occidentale, nous
aurions vraiment intérêt à développer
et à nous fier davantage à notre intuition.
Mais n’allez pas croire, si telle est
votre crainte, que le fait de vouloir faire confiance à
votre intuition fera de vous un adepte du monde de l’ésotérisme
et de tout ce que cela comporte. Au contraire, vous vous rapprocherez
de la combinaison idéale et de l’équilibre
souhaité entre votre raison et votre intuition.
À preuve, le fondateur de la chaîne
d’hôtels américains reconnus mondialement
et qui portent son nom, Conrad Hilton, a grandement su profiter
du fait d’avoir fait confiance un jour à son
intuition. Au tout début de l’établissement
de son empire, il a répondu à un appel d’offres
pour acheter la Stevens Corporation, une société
qu’il considérait importante pour assurer le
développement et la continuité de ses affaires.
Il a donc choisi de faire une offre de 165 000 $ US. Puis,
réagissant peut-être inconsciemment à
l’adage populaire à savoir que « la nuit
porte conseil », il est allé dormir. Le lendemain
matin, au réveil, le montant de « 180 000 $ »
revenait sans cesse dans son esprit.
Désireux de se fier à son intuition,
il a demandé de faire rouvrir sa soumission afin de
la modifier. Cet après-midi-là même, il
a présenté une nouvelle soumission et c’est
cette dernière qui a été retenue. Le
montant qui se rapprochait le plus de la sienne était
179 800 $ : une différence de 200 $! S’il n’avait
pas tenu compte de son intuition, son offre d’achat
n’aurait pas été la plus élevée
et il serait passé à côté de cette
transaction importante pour la prospérité de
son entreprise.
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