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31 mars 2010
LA DOMINATION
Qu’est-ce qui définit les
maîtres de la performance, les super champions,
les “dominateurs”?
En février dernier, aux Olympiques
à Vancouver, nous avons été témoins
de la domination de l’équipe féminine
de hockey sur le reste de la planète. Même
si l’équipe masculine a remportée
l’or, l’histoire n’est pas du tout
la même? Pourquoi? Basé sur mes recherches
au cours des années, voici ce qui explique, en
partie – et en quelques paragraphes seulement
– ce qui fait de l’élite ce qu’elle
est.
1- Comme je m’applique à
démontrer lors de mes conférences, les
gens qui se démarquent de la masse sont tout
d’abord alignés avec ce qu’ils sont.
C’est-à-dire que ce n’est pas en
fondant une entreprise que l’on devient entrepreneur.
C’est parce que l’on “est” entrepreneur
que l’on fonde une entreprise et qu’elle
réussit. Idem pour le métier de comptable,
vendeur, directeur d’équipe, etc.
2- Ceux qui dominent leur palmarès
ont aussi ‘décidés’ de devenir
les meilleurs dans ce qu’ils font, ce qu’ils
sont. Si vous ne souhaitez pas être le meilleur
de vous-même ni le meilleur dans votre domaine,
changez de domaine.
3- Plus que toute autre équipe
féminine de hockey sur la plante, les joueuses
de l’équipe canadienne ont accumulées
plus d’heures de glace que n’importe quelle
autres joueuses au monde. Le hockey est le sport national
du Canada depuis longtemps. Un jeu historiquement masculin,
elles ont rejoint leurs frères, cousins, camarades
de classe et amis sur la rue depuis leur tendre enfance
pour jouer. Selon les études menées par
Malcolm Gladwell dans son récent chef-d’oeuvre
et mon coup de coeur de la dernière année,
« Les prodiges » – je vous recommande
fortement de lire ce livre au plus vite – il faut
10 000 heures investies avant de maîtriser un
domaine donné. Tous les grands possèdent
ce dénominateur commun: Bill Gates, Sidney Crosby,
Tiger Woods, Céline Dion, Les Beatles, Gérard
Depardieu, etc.
4- Mais on y arrive pas tout seul. Nous
sommes tous un produit de notre environnement. De notre
culture aussi. Les joueuses de l’équipe
féminine canadienne de hockey ont un pays et
des ressources derrière elles. Des ressources
et une culture qui ne sont pas aussi fortement présentes
dans tous les pays du monde à ce qui a trait
au hockey féminin. Le meilleur vendeur du monde
ne donnera pas les meilleurs résultats qu’il
ou elle peut donner au sein d’une organisation
qui n’a pas une ‘culture’ de vente.
J’ai personnellement vécu cette expérience
alors que j’exerçais ce métier chez
Xerox Canada, une entreprise qui respire cette culture
et supporte sa force de vente comme nulle autre. Ayant
vécu son contraste, l’expérience
devient alors pénible et on plafonne plus facilement
au niveau des résultats.
5- Au-delà du talent, c’est
la discipline et le travail qui font la différence.
Le talent est important, mais tous ces super champions,
ceux qui réussissent à nous émerveiller
ont tous la combinaison des deux. S’appuyer seulement
sur notre talent nous donnera des résultats erratiques,
voire imprévisibles. Le travail à lui
seul nous donnera des résultats stables mais
jamais supérieurs à la moyenne. Les feu
Maurice Richard, Guy Lafleur, Kim St-Pierre et Hayley
Wickenheiser ont tous ce dénominateurs communs:
ils sont passionnés de leur profession, ont décidés
d’être meilleur que le reste et sont présents
à l’entraînement une, deux ou trios
heures avant le reste de l’équipe.
Samedi le 27 mars 2010 fut diffusé
le championnat de la UFC avec la sensation mondiale
Georges St-Pierre, originaire de Montréal. Il
a gagné. Il est toujours champion. J’ai
suivi sa performance du début à la fin
dans un restaurant de Calgary et j’ai vu sa réaction
et entendu ses commentaires après avoir reçu
sa ceinture dorée. Il n’était pas
content. Pas content de lui, de sa performance. Il n’avait
pas dominé son adversaire comme il s’attendait,
comme cela est inscrit dans son ADN. Il s’est
même excusé auprès de ses fans en
promettant de faire mieux la prochaine fois. Et il a
tout de même remporté le championnat mondial
de sa catégorie!! Pour dire que la victoire n’est
pas suffisant. Ramasser le chèque de son client
ou de son employeur pour les dominateurs n’est
pas suffisant. Il faut savoir donner une « expérience
» à son client. Allez !! Bon spectacle
!!
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