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19 novembre 2009
Quand l’ego claque la porte
Il y a quelques semaines, l’Honorable
Denis Coderre, le grand manitou du Québec pour
le Parti Libéral du Canada a démissionné
de son poste de lieutenant et d’organisateur en
chef. Après des années de travail, portant
plus ou moins sur ses épaules ce parti au Québec
et ses fantômes de l’héritage du
scandale des commandites, et avec à peine quelques
centimètres à faire avant le fil d’arrivée
et reprendre le pouvoir, le fier homme claque la porte.
Son chef l’a court-circuité en nommant
une autre personne qu’il avait choisit pour le
comté d’Outremont. Nous avons tous entendus
le même « Ah ben ça je l’prends
pas!... tu vas voir toi! » au lieu du discours
impeccable qu’il a servi aux médias suite
à sa décision. Son ego a eu le dessus
sur sa raison. Son ego a pris cette décision.
Le parti a glissé dans les sondages et la cote
de son chef a dégringolée tout de suite
après. Un chef qui est devenu invisible d’ailleurs.
Tout ça pour un ego blessé. L’ego
d’une seule personne. Une sur 31 millions de canadiens
!
Et que dire de Benoît Labonté
plus récemment, chef du parti de l’opposition
à la Ville de Montréal ! Un autre ego
meurtri qui lui est allé encore plus loin en
éclaboussant publiquement plus de politiciens
municipaux et provinciaux que vous et moi pouvons en
nommer. Pourquoi avoir fait ça? Parce que comme
Denis Coderre, il avait l’impression d’avoir
perdu la face. Suite à sa démission, l’enjeu
de toute cette élection à Montréal,
voire même à Laval et ailleurs au Québec,
est devenu la transparence, la vérité,
l’honnêteté. Pas les nids de poule,
les cols bleus ou le quartier des spectacles.
font le discours d’être en politique parce
qu’ils veulenet servir leur population mais ce
sont leurs propres intérêts, orgueil et
réputation qui ont justifiés leur claquage
de porte, pas leur âme d’honorable serviteur.
L’ego a gagné la bataille contre la raison
et leur mission.
Mais c’est quoi l’ego? L’ego
c’est : je suis ma réputation, je suis
mon travail, je suis mes revenus, je suis mon auto,
je suis ce que je possède, je suis mes titres,
ma carte d’affaires et mon bureau, je suis ce
que les autres pensent de moi...». Une personne
dont l’ego prend le dessus aura ce type de comportement
:
• Sauver sa face et sa réputation;
• Avoir raison;
• Prendre les choses et les commentaires de façon
personnelle;
• Réagir de façon émotive;
• Avoir un esprit de revanche;
Il est possible de mettre l’ego
au service de sa mission. Voici quelques exemples :
Mère Teresa, Nelson Mandela, René Lévesque,
Claude Chagnon et Guy Laliberté.
Quelques idées pour ne pas tomber
dans le piège :
Ne pas prendre les choses de façon personnelle;
Être soi-même; Éviter les personnes
superficielles et narcissiques; Toujours trouver à
rendre service, à servir. Réussir, c’est
servir et non se servir.
Et côté politique en passant,
le gagnant sera celui ou celle qui aura le moins d’ego
et qui fera le ménage et saura payer pour aux
prochaines élections !
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