Marc Andre Morel CSP - Conférencier-motivateur inspirant

 




 

Persévérer, c’est naturel

« Il y a trois bonnes choses dans le monde : le travail, le travail, le travail.
Et c’est un paresseux qui vous le dit. »
FÉLIX LECLERC

Un acteur américain fort populaire et devenu millionnaire grâce à son métier racontait récemment lors d’une entrevue télévisée qu’il lui a fallu 15 ans pour devenir une vedette « du jour au lendemain ». Et combien d’autres ont dû se soumettre au même exercice de patience et de persévérance?

Avoir la force et la détermination de poursuivre son chemin en vue d’atteindre l’objectif visé, et ce, dans le silence et à l’abri des regards des gens et des feux des lentilles; posséder le cran de traverser son désert jour après jour, trébucher parfois mais toujours se relever et continuer d’y croire malgré tout, encore et toujours, pour finalement rejoindre cet oasis imaginé et visualisé depuis si longtemps, et savourer enfin sa propre gloire : Voilà LA grande qualité des gens qui réalisent leur destinée – je parle bien sûr de la persévérance.

Nous pourrions écrire un livre complet sur ce sujet exclusivement. Et vous pourriez me demander de vous révéler toutes sortes de trucs pour tenir bon dans la poursuite de votre quête, mais il n’y a pas de secrets avec la persévérance : il faut tout simplement la vivre. Ne pas abandonner, même quand les échecs s’accumulent, que l’on pointe vers nous un doigt de désapprobation, et que nos appuis et nos forces s’amenuisent, voilà de quelle étoffe est tissée l’âme du vainqueur.

C’est peut-être difficile à croire pour vous, mais il est dans la nature de l’homme et dans l’essence même de la nature de ne pas abandonner. Persister, c’est être appelé à répéter, à remettre cent fois sur le métier, et la répétition est la mère des habitudes car c’est en fait une forme de persévérance.

De plus, la répétition s’exerce dans le fondement intrinsèque de la nature. Car la nature nous fait sa grande répétition chaque jour en nous offrant ce lever et ce coucher de soleil. Et puis, saison après saison, elle nous permet d’assister à son rituel fabuleux en transformant la graine en fruit et avec l’abondante récolte qui s’ensuit. Elle nous enseigne ainsi à persévérer, à ne jamais abandonner et à constamment répéter jusqu’à l’accomplissement souhaité.

En pratique, et pour choisir un exemple plus près de nous encore, avez-vous déjà vu un bébé qui apprend à faire ses premiers pas? En connaissez-vous un qui ait cessé d’essayer au bout de trois ou quatre tentatives? Alors, pourquoi l’adulte moyen a-t-il pris l’habitude d’abandonner après si peu d’essais? Est-ce la paresse, la complaisance, le manque d’engagement ou de raisons d’agir qui le freinent ou l’immobilisent, comme nous en avons parlé auparavant ? En ce qui vous concerne, qui d’autre que vous peut le mieux répondre à cette question? Une chose est certaine, la voie de la réussite est pavée de gens qui ont cru en ces fondements de la nature et qui sont allés jusqu’au bout.

De plus, quiconque a joggé dans sa vie connaît très bien le phénomène du « second souffle ». Les premières minutes d’une course sont difficiles et nous cherchons impunément notre souffle. Notre rythme est saccadé et nous avons l’impression que nos jambes ne veulent plus nous suivre. Par contre, après quelques minutes – alors que la majorité des gens aurait déjà abandonné – la course devient soudain plus agréable et plus facile. Mais l’est-elle vraiment, au fond? L’impact des pieds sur l’asphalte est le même, la température extérieure n’a pas changé, etc. Et pour ceux qui sont familiers avec la course de longue distance, il y a un point où nous avons vraiment l’impression de « n’être que des jambes ».

Alors, on éprouve une légère mais une certaine euphorie en raison de l’endorphine sécrétée, mais nous n’avons plus l’impression de faire un effort. Le rythme a pris le dessus et nous sommes pour ainsi dire « portés par la grâce », comme si nous avions traversé de l’autre côté du miroir. Nous avons momentanément traversé de l’autre côté du mur de l’effort. La sensation est exquise et les résultats sont là.

Oui, persévérer est naturel. N’abandonnez jamais ce qui a de l’importance pour vous.

Guy Laliberté est né le 2 septembre 1959. Accordéoniste, joueur de poker, échassier, cracheur de feu et homme d'affaires québécois, il fonde en 1984 le Cirque du Soleil dont il détient 80 % des actions. Il quitte la maison à l'âge de 14 ans et parcourt les rues du Québec et de l'Europe, faisant étalage de ses talents d'accordéoniste et de cracheur de feu. Il aura donc transformé une petite entreprise québécoise de musiciens et de chanteurs de rue en une entreprise culturelle de renommée internationale. Au départ, il voulait créer un cirque itinérant sans animaux. Le siège social de cette entreprise unique est à Montréal, Québec.

À ce jour, des milliers de personnes ont su apprécier l’expérience de la magie du cirque sur au moins 4 continents, dans plus de 120 villes un peu partout à travers le monde, notamment à Las Vegas où plusieurs spectacles (Love, O, Kà, Zumanity, Mystère) font salle comble soir après soir.

En 2009, sa fortune s'élève à 2,5 milliards de dollars américains, ce qui le classe au 261e rang des personnes les plus riches de la planète, d'après le magazine Forbes.

En 1997, Guy Laliberté reçoit l'Ordre national du Québec, la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec. De plus, en 2001, il est nommé Grand Montréalais par l'académie du même nom. Voici d’autres de ses honneurs reçus :

2003 - Officier de l'Ordre du Canada
2004 - Chevalier de l'Ordre de la Pléiade
2008 - Doctorat honorifique de l'Université Laval

En 2005, Guy Laliberté et le Cirque du Soleil sont cités dans le livre à succès en matière de stratégie business Blue Ocean Strategy dont je partage les principes lors de mon séminaire public. Ainsi, Laliberté est donné en exemple pour sa stratégie originale consistant à créer un nouvel espace de marché inconnu jusqu'alors.

Le 29 octobre 2007, il lance sa fondation One Drop qui vise à assurer un meilleur accès à l'eau potable aux populations plus pauvres du monde en la dotant personnellement de 100 millions de dollars canadiens.

Le 2 juin 2009, NASA Watch rapporte que Guy Laliberté sera le prochain touriste spatial : il devrait rejoindre la station spatiale internationale (ISS) pour 12 jours le 30 septembre 2009 à bord de l’astronef Soyouz, devenant ainsi le troisième québécois à aller dans l'espace après Marc Garneau et Julie Payette et le premier touriste de l'espace canadien.

Il décolla le 30 septembre 2009 du cosmodrome de Baikonour à bord d'un vaisseau Soyouz, en compagnie du cosmonaute russe Maxim Souraïev et de l'astronaute américain Jeffrey Williams. Le coût de son voyage s'est élevé à 35 millions de dollars.

Le 9 octobre 2009, la Société Radio-Canada, via sa chaîne télévisuelle RDI, cède les ondes à Guy Laliberté de 20h à 22h heure locale afin que ce dernier présente une œuvre qualifiée, par la Société, de planétaire. En plus d’avoir pu apprécier le poème spécialement écrit par l’écrivain Yann Martel en l’honneur à sa mission sociale et poétique, plusieurs artistes de renommée internationale – dont le groupe rock U2 - furent de la partie à travers 5 continents et 14 pays.

Guy Laliberté est un exemple de courage, d’innovation, de passion et de persévérance.


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