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Persévérer,
c’est naturel
« Il y a trois bonnes
choses dans le monde : le travail, le travail, le travail.
Et c’est un paresseux qui vous le dit. »
FÉLIX LECLERC
Un acteur américain fort populaire
et devenu millionnaire grâce à son métier
racontait récemment lors d’une entrevue télévisée
qu’il lui a fallu 15 ans pour devenir une vedette «
du jour au lendemain ». Et combien d’autres ont
dû se soumettre au même exercice de patience et
de persévérance?
Avoir la force et la détermination
de poursuivre son chemin en vue d’atteindre l’objectif
visé, et ce, dans le silence et à l’abri
des regards des gens et des feux des lentilles; posséder
le cran de traverser son désert jour après jour,
trébucher parfois mais toujours se relever et continuer
d’y croire malgré tout, encore et toujours, pour
finalement rejoindre cet oasis imaginé et visualisé
depuis si longtemps, et savourer enfin sa propre gloire :
Voilà LA grande qualité des gens qui réalisent
leur destinée – je parle bien sûr de la
persévérance.
Nous pourrions écrire un livre complet
sur ce sujet exclusivement. Et vous pourriez me demander de
vous révéler toutes sortes de trucs pour tenir
bon dans la poursuite de votre quête, mais il n’y
a pas de secrets avec la persévérance : il faut
tout simplement la vivre. Ne pas abandonner, même quand
les échecs s’accumulent, que l’on pointe
vers nous un doigt de désapprobation, et que nos appuis
et nos forces s’amenuisent, voilà de quelle étoffe
est tissée l’âme du vainqueur.
C’est peut-être difficile à croire pour
vous, mais il est dans la nature de l’homme et dans
l’essence même de la nature de ne pas abandonner.
Persister, c’est être appelé à répéter,
à remettre cent fois sur le métier, et la répétition
est la mère des habitudes car c’est en fait une
forme de persévérance.
De plus, la répétition s’exerce
dans le fondement intrinsèque de la nature. Car la
nature nous fait sa grande répétition chaque
jour en nous offrant ce lever et ce coucher de soleil. Et
puis, saison après saison, elle nous permet d’assister
à son rituel fabuleux en transformant la graine en
fruit et avec l’abondante récolte qui s’ensuit.
Elle nous enseigne ainsi à persévérer,
à ne jamais abandonner et à constamment répéter
jusqu’à l’accomplissement souhaité.
En pratique, et pour choisir un exemple plus
près de nous encore, avez-vous déjà vu
un bébé qui apprend à faire ses premiers
pas? En connaissez-vous un qui ait cessé d’essayer
au bout de trois ou quatre tentatives? Alors, pourquoi l’adulte
moyen a-t-il pris l’habitude d’abandonner après
si peu d’essais? Est-ce la paresse, la complaisance,
le manque d’engagement ou de raisons d’agir qui
le freinent ou l’immobilisent, comme nous en avons parlé
auparavant ? En ce qui vous concerne, qui d’autre que
vous peut le mieux répondre à cette question?
Une chose est certaine, la voie de la réussite est
pavée de gens qui ont cru en ces fondements de la nature
et qui sont allés jusqu’au bout.
De plus, quiconque a joggé dans sa
vie connaît très bien le phénomène
du « second souffle ». Les premières minutes
d’une course sont difficiles et nous cherchons impunément
notre souffle. Notre rythme est saccadé et nous avons
l’impression que nos jambes ne veulent plus nous suivre.
Par contre, après quelques minutes – alors que
la majorité des gens aurait déjà abandonné
– la course devient soudain plus agréable et
plus facile. Mais l’est-elle vraiment, au fond? L’impact
des pieds sur l’asphalte est le même, la température
extérieure n’a pas changé, etc. Et pour
ceux qui sont familiers avec la course de longue distance,
il y a un point où nous avons vraiment l’impression
de « n’être que des jambes ».
Alors, on éprouve une légère
mais une certaine euphorie en raison de l’endorphine
sécrétée, mais nous n’avons plus
l’impression de faire un effort. Le rythme a pris le
dessus et nous sommes pour ainsi dire « portés
par la grâce », comme si nous avions traversé
de l’autre côté du miroir. Nous avons momentanément
traversé de l’autre côté du mur
de l’effort. La sensation est exquise et les résultats
sont là.
Oui, persévérer est naturel.
N’abandonnez jamais ce qui a de l’importance pour
vous.
Guy Laliberté est né le 2 septembre
1959. Accordéoniste, joueur de poker, échassier,
cracheur de feu et homme d'affaires québécois,
il fonde en 1984 le Cirque du Soleil dont il détient
80 % des actions. Il quitte la maison à l'âge
de 14 ans et parcourt les rues du Québec et de l'Europe,
faisant étalage de ses talents d'accordéoniste
et de cracheur de feu. Il aura donc transformé une
petite entreprise québécoise de musiciens et
de chanteurs de rue en une entreprise culturelle de renommée
internationale. Au départ, il voulait créer
un cirque itinérant sans animaux. Le siège social
de cette entreprise unique est à Montréal, Québec.
À ce jour, des milliers de personnes
ont su apprécier l’expérience de la magie
du cirque sur au moins 4 continents, dans plus de 120 villes
un peu partout à travers le monde, notamment à
Las Vegas où plusieurs spectacles (Love, O, Kà,
Zumanity, Mystère) font salle comble soir après
soir.
En 2009, sa fortune s'élève à 2,5 milliards
de dollars américains, ce qui le classe au 261e rang
des personnes les plus riches de la planète, d'après
le magazine Forbes.
En 1997, Guy Laliberté reçoit l'Ordre national
du Québec, la plus haute distinction décernée
par le gouvernement du Québec. De plus, en 2001, il
est nommé Grand Montréalais par l'académie
du même nom. Voici d’autres de ses honneurs reçus
:
2003 - Officier de l'Ordre du Canada
2004 - Chevalier de l'Ordre de la Pléiade
2008 - Doctorat honorifique de l'Université Laval
En 2005, Guy Laliberté et le Cirque du Soleil sont
cités dans le livre à succès en matière
de stratégie business Blue Ocean Strategy dont je partage
les principes lors de mon séminaire public. Ainsi,
Laliberté est donné en exemple pour sa stratégie
originale consistant à créer un nouvel espace
de marché inconnu jusqu'alors.
Le 29 octobre 2007, il lance sa fondation One Drop qui vise
à assurer un meilleur accès à l'eau potable
aux populations plus pauvres du monde en la dotant personnellement
de 100 millions de dollars canadiens.
Le 2 juin 2009, NASA Watch rapporte que Guy Laliberté
sera le prochain touriste spatial : il devrait rejoindre la
station spatiale internationale (ISS) pour 12 jours le 30
septembre 2009 à bord de l’astronef Soyouz, devenant
ainsi le troisième québécois à
aller dans l'espace après Marc Garneau et Julie Payette
et le premier touriste de l'espace canadien.
Il décolla le 30 septembre 2009 du cosmodrome de Baikonour
à bord d'un vaisseau Soyouz, en compagnie du cosmonaute
russe Maxim Souraïev et de l'astronaute américain
Jeffrey Williams. Le coût de son voyage s'est élevé
à 35 millions de dollars.
Le 9 octobre 2009, la Société Radio-Canada,
via sa chaîne télévisuelle RDI, cède
les ondes à Guy Laliberté de 20h à 22h
heure locale afin que ce dernier présente une œuvre
qualifiée, par la Société, de planétaire.
En plus d’avoir pu apprécier le poème
spécialement écrit par l’écrivain
Yann Martel en l’honneur à sa mission sociale
et poétique, plusieurs artistes de renommée
internationale – dont le groupe rock U2 - furent de
la partie à travers 5 continents et 14 pays.
Guy Laliberté est un exemple de courage, d’innovation,
de passion et de persévérance.
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