Marc Andre Morel CSP - Conférencier-motivateur inspirant

 




 

3 décembre 2009
Pas de régulateur de vitesse quand il pleut

Pour la plupart des conducteurs automobile, il s’agit d’un secret de polichinelle : ne jamais amorcer son régulateur de vitesse lorsqu’il pleut. Quiconque a expérimenté le contraire, surtout lors de pluies abondantes sur la voie de gauche de l’une de nos autoroutes sait à quel point cela peut être dangereux. C’est du moins affolant lorsque notre véhicule se met à surfer sur les flaques d’eau et que malgré la baisse de vitesse, les roues de notre bolide se mettent à s’accélérer alors que nous n’avons plus aucun contrôle sur ce dernier.

Depuis plusieurs mois, les voies de l’économie québécoise et du reste du monde sont pluvieuses. Du moins plus qu’à l’habitude pour la plupart des travailleurs, entrepreneurs et entreprises. Même les gouvernements percevront moins d’impôts en 2009. Et durant ces périodes, tout comme sur l’autoroute lorsqu’il pleut abondamment, il y a danger de demeurer sur le « pilote automatique ». En faisant de l’aquaplaning, on perd le contrôle, on commet des erreurs, on réagit mal, on peut causer des accidents et provoquer des pertes et des dommages. Idem lorsque les périodes économiques sont défavorables ou comportent plus de risques.

Or, voici quelques parallèles que nous pouvons faire entre ces deux mondes afin d’éviter le pire, voire même savoir tirer profit de la situation :

1- Désactiver toute forme de « pilote automatique » - fini la complaisance ! Mettez-vous en mode « manuel » en prenant la responsabilité de chaque pas. Sans oublier de s’affranchir de ses vieilles habitudes et croyances limitatives;
2- Retourner à la base et prendre le plein contrôle de ses outils et instruments - remettre ses deux mains sur la roue. Réapprendre les rouages et la raison d’être de l’organisation si petite ou si grande soit-elle. Revisiter sa mission personnelle. Comprendre le rôle de chacun. Réévaluer ses talents. Mettre à jour ses habiletés avec l’époque actuelle;
3- Garder l’oeil sur la route, la destination – prendre soin de garder le cap sur l’objectif final tout en accueillant chaque étape avec son lot de défis, voilà l’étoffe d’un grand routier;
4- Redoubler de concentration et de vigilance – vous vous trouviez bon hier? Rien ne va plus ! Les règles changent partout, seulement pas partout en même temps. Ne rien laisser au hasard. Prendre plus de café ne servira à rien. Lisez tout. Regardez autour. Visitez les sites de vos concurrents, fournisseurs, clients. Soyez l’expert incontesté;
5- Réduire sa vitesse mais augmenter son intensité – les deux peuvent être mutuellement exclusifs. Réduire notre vitesse nous donnera un meilleur contrôle et nous permettra de mieux gérer les communications. De plus, nous connaissons tous des gens qui « roulent » À 160 km/h mais qui font du sur place ! Nous avons tous 24 heures par jour. La quantité d’heures au travail est importante mais encore plus important est l’intensité que l’on y met. Assurez-vous de relâcher après;
6- Emprunter des routes secondaires – quand le temps n’est pas toujours favorable, pourquoi ne pas aller là où personne ne va? C’est plus sécuritaire et on devient plus remarquable...;


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