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15 avril 2009
Ce que la vie m’a appris
La vie est indépendante. La vie veut...
vivre ! Mon amie Saliha qui est d’origine marocaine
et algérienne a vu sa grand-mère vivre jusqu’à
115 ans ! Ce qui est d’autant plus fascinant est qu’à
l’âge de 108 ans, une troisième série
de dents s’est mise à pousser ! Preuve que la
vie veut continuer de vivre. Et ce, à travers nous.
Se laisser pénétrer par la force de la vie,
d’éliminer nos nombreuses et néfastes
résistances (pensées, croyances, ego, etc) est
sans aucun doute une leçon primaire à apprendre
de cette vie telle que nous la connaissons. Nous sommes des
instruments de la vie. Et la vie ? A-t-elle un sens ou non
? L’être humain y cherche un sens, mais en a-t-elle
vraiment ? Et si elle se foutait de nous ? La vie vit. Lorsque
nous utilisons l’expression « Accroche-toi à
la vie », cela implique qu’elle passe, et à
l’instar d’une corde raide de traverse qui nous
passe au dessus de la tête, nous avons le choix de la
saisir ou non. La vie passe et vit, avec ou sans toi. Indépendamment
de toi, la vie continue. La vie « est ».
Le bonheur, c’est malgré. L’être
humain cherche à être heureux. À augmenter
sa consommation de plaisir et réduire ses douleurs.
Malgré cet objectif ultime fort louable, plusieurs
y courent à leur perte : surconsommation, endettement,
surplus de poids, dépendances affectives et aux substances,
etc. Or pourquoi la recherche du bonheur peut-elle être
la source et la cause de tant de malheurs ? La réponse
est complexe et je doute qu’un seul être humain
puisse y répondre. Néanmoins, une chose que
j’ai appris est que le bonheur c’est malgré.
Malgré les journées stressantes, nos anxiétés
et nos angoisses, nos échecs et déceptions,
nos pertes et détachements. Il se trouve à travers
tous ces épisodes de « non-bonheur ». Un
peu à la manière du roman de Gabrielle Roy,
Bonheur d’occasion. Le bonheur se choisit. Et il se
cueille chaque jour, outre le reste. La vie n’est pas
juste. La vie n’est pas parfaite. Le bonheur non plus.
Le bonheur c’est malgré.
Le secret est dans la recette, pas dans la
sauce. Le secret de la réussite à longue échéance
et avec le maximum de satisfaction ne se trouve pas dans le
profit mais bien dans la façon de parvenir à
cette réussite. Notre pleine réussite réside
dans le chemin que l’on emprunte et dans le service
que l’on rend. De la même façon, notre
vraie richesse ne provient pas de notre avoir, mais bien de
notre capacité à produire cette richesse. Il
s’agit en fait d’un équilibre entre les
deux.
Tout est manifestation de l’invisible.
Tout ce qui est matérialisé dans nos vies provient
d’une source à chaque fois aussi invisible que
réelle. Les maisons dans lesquelles nous vivons, nos
comportements, nos réussites, la qualité de
nos relations et de nos vies sont une manifestation de l’un
ou plusieurs de ces éléments tout à fait
imperceptibles à l’oeil ou au toucher : nos pensées,
nos croyances, nos émotions et notre inconscient. Notre
plein potentiel est ainsi bien caché mais éventuellement
facile à voir.
Il n’y a pas de garanties, seulement
des promesses. La vie ne nous donne pas de garanties sur notre
santé physique et mentale, notre bonheur, nos réussites
ou notre réalisation de soi. En revanche, elle nous
fait des promesses qui nous amènent et nous guide dans
cette direction :
tu récoltes ce que tu sèmes – un principe
bien connu qui finit toujours par nous rattraper ;
l’univers ne connait pas de vide – si je laisse
une situation qui ne répondait plus à mon cheminement
sain, la vie remplacera cette dernière par une autre
au potentiel égal ou supérieur ;
la vie récompense l’action – nous sommes
au service de la vie et seule l’action met en lumière
notre potentiel de service à cette dernière
;
aide-toi et le ciel t’aidera – nous avons tous
à prendre la pleine responsabilité de nos vies
et faire le premier pas.
La joie est la mesure ultime de notre réussite.
Indépendamment de nos valeurs et contre-valeurs, notre
joie pure et profonde demeure et demeurera toujours le meilleur
baromètre de notre réussite sur cette terre.
Pas en arrière ni trop en avant. Les
gens les plus heureux, les plus en santé, les moins
anxieux et libérés de leurs peurs savent entrer
dans le moment présent pour tout : leur travail, leur
conduite automobile, leurs relations familiales et sociales,
leurs joies et leurs peines, ainsi que lorsqu’il est
temps d’éteindre et s’abandonner au sommeil.
En terminant, je souhaite aux générations
présentes et futures :
de trouver son rôle de vie, sa mission, sa place, son
« x », sa chaise, sa raison d’être,
son service à rendre, sa contribution à faire,
son héritage à laisser ;
d’assumer son rôle avec joie ;
de prendre la responsabilité de sa vie ;
de reconnaitre et accepter la finalité annoncée
de sa vie mais la portée permanente de sa contribution
et du sentiment de satisfaction inhérent ;
de s’affranchir de leur ego afin de réduire leurs
souffrances et celles infligées aux autres ;
de trouver une façon d’édifier l’autre
indépendamment de la quantité et qualité
d’atomes crochus ;
de ne pas regarder là où vous êtes tombé
mais bien là où vous avez glissé ;
de vaincre leurs peurs ;
de chanter pour être heureux avant d’attendre
d’être heureux pour chanter ;
et si vous ne pouvez chanter, dansez !;
et si vous ne pouvez danser, riez !
aimez, aimez, aimez ;
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